Elégant, chic et sportif sans ostentation, nous nous intéressons aujourd’hui à un succès esthétique et commercial de la marque au Lion : le coupé 406. Sorti il y a plus de 20 ans et aujourd’hui sans succession il constitue déjà un collector et un classique de l’automobile française.

Les coupés (et cabriolets) sont une tradition chez Peugeot. Déjà en 1955 le coupé 403 était présenté, fruit de la collaboration avec Pininfarina ; il sera suivi par les 404 et 504, les projets 405 et 505 étant abandonnés en période de difficulté économique (notamment suite au rachat de Chrysler France et à l’échec de la marque Talbot).

La discrétion du coupé 406 contraste avec le dessin tranchant et caricatural aujourd’hui en vogue dans l’automobile. Signée Pininfarina, sa carrosserie lui vaut à sa sortie en 1997 le prix du Coupé piu Bello del Mondo à la Triennale de Milan, le Car Design Award au Salon Automobile de Turin ou encore d’être élue la Plus Belle Voiture de l’Année 1998 au Festival Automobile International.

Ce design lui permet d’être accueilli avec enthousiasme aussi bien de la part de la presse que du public. Le succès commercial se confirme avec plus de 100 700 exemplaires produits jusqu’en 2004. Son prix attractif et ses motorisations variées (4 cylindres, 6 cylindres essences et 4 cylindre diesel) ainsi que ses qualités routières ont été plébiscités.

Nous avons aujourd’hui le plaisir de prendre le volant d’une version V6 en série limitée Settant’anni (70 ans). Eh oui notre beau coupé français a un petit accent italien, étant non seulement dessiné mais aussi produit par Pininfarina. Assemblée à seulement 1300 exemplaires, cette version de couleur bleu Hypérion s’équipe de jantes spécifiques, ainsi que d’un intérieur cuir avec appui-têtes frappés du logo Pininfarina, une plaque numérotée sur le tableau de bord et même une bagagerie sur mesure assortie. La classe on vous dit !

Contact : le V6 ici présent est le 210 ch avec boite mécanique. Le bruit d’origine est plutôt très discret, il est ici mis en musique par une ligne inox. Le coupé 406 n’est pas une voiture de sport. Son intérieur (la planche de bord est reprise de la berline 406) est spacieux et très confortable pour 4 personnes. L’amortissement est à la fois très doux et très vif, un compromis rarement atteint, qui tranche avec la fermeté des productions actuelles.

Acheter un coupé 406 aujourd’hui c’est d’abord succomber à son esthétique.

La voiture est plutôt légère et on se surprend à jouer avec la puissance souple mais réelle du V6 ; la boite et plutôt bien guidée pour une Peugeot de cette époque. Nul doute que le châssis aurait supporté une version 4 cylindres turbo avec plus de puissance. L’agrément procuré est vraiment subtil et très appréciable. Cette automobile est une véritable GT, on comprend mieux que le coupé 407 ait eu du mal à reproduire cette alchimie 14 ans plus tard.

Confortable pour 4 personnes, c’est une voiture plaisir qui peut servir tous les jours ou vous emmener pour de longs voyages très facilement, avec un plaisir certain pour le conducteur et pour ceux qui croiseront la silhouette élégante du coupé franco-italien.

Acheter un coupé 406 aujourd’hui c’est d’abord succomber à son esthétique. Bien sur on préférera un modèle essence V6 pour son agrément et si on roule peu ; le choix est large entre 4 cylindres essence ou diesel et 6 cylindres ; l’intérieur cuir est aussi à privilégier (fragile jusqu’en 1997). Bien entretenu un coupé 406 vieillit plutôt bien. Les matériaux intérieurs sont de bonnes factures et leur maintient dans le temps dépend vraiment du soin apporté par son propriétaire. A l’extérieur vérifiez surtout l’état des boucliers, cassants et introuvables… Côté mécanique le coupé est dérivé d’une berline bénéficiant d’une bonne fiabilité dans l’ensemble. On n’échappe pas au défaut du Lion à cette époque : caprices électroniques, électrovannes à la durée de vie incertaine de même que pour les bobines d’allumage. Heureusement les pièces mécaniques se trouvent facilement.

En essence on peut trouver des exemplaires avec peu de kilomètres encore, à privilégier si le but est de conserver le véhicule dans un état
« collection ». Pour rouler, les versions diesel seront plus économiques à l’usage (attention à l’entretien quand même avec les premiers FAP) et bénéficient d’une bonne puissance (en 2.2 HDI surtout).
La côte demeure raisonnable, les petits prix étant synonymes de fort kilométrage bien entendu, et une version V6 en série limitée pouvant largement dépasser la côte officielle.

Presque féminine comparée à la lourdeur des dessins des voitures d’aujourd’hui, le coupé 406 est un choix d’esthète raisonnable ; à n’en pas douter un classique de bon goût et appréciable au quotidien. Il aura manqué une version sportive pour lui assurer une descendance ; le coupé RCZ reproduira un succès comparable et disparaîtra de même sans successeur…

coupe406.com
clubcoupe406.net
Merci à Philippe MARTINEZ, président de l’ARPAOUEST ( Amicale Rétro Peugeot Atlantique) pour sa disponibilité et le prêt de son magnifique coupé Settant’anni.

Dates : Commercialisation de mai 1997 à novembre 2004 – Restylage de la carrosserie (à l’avant) : mai 2003
Entretien : Visites d’entretien tous les 15 000 à 30 000 km suivant les modèles (et tous les ans au maximum si le kilométrage limite n’a pas été atteint). Courroie de distribution à remplacer tous les 120 000 à 180 000 km suivant les versions et les millésimes.
Répartition des finitions : « S » (Base) : 50 701 (47,1 %) / Pack : 50 046 (46,5 %) / Sport : 2 598 (2,4 %) / Ultima Edizione : 2 097 (1,9 %) /Settant’Anni : 1 305 (1,2 %) / Griffe : 884 (0,8 %)
Vente par pays : France : 49 927 (46,8 %) / Allemagne : 13 576 (12,7 %) / Royaume-Uni : 10 703 (10,0 %) / Espagne : 6 578 (6,2 %) / Belgique : 5 512 (5,2 %) / Italie : 5 130 (4,8 %) / Suisse : 3 158 (3,0 %) / Pays-Bas : 2 814 (2,6 %) / Autriche : 1 247 (1,2 %)
Production totale 107 631 unités